
- Vers 45 av JC
Premières mentions de la culture de la vigne
dans la région lyonnaise.
- Du Moyen-Age à la
fin du 19ème siècle
Productrices de vin, les congrégations religieuses
ont su très vite tirer parti de l’excellence
de ces pentes dont le sol granitique, propice à
l’épanouissement de la vigne, allait
produire un « divin nectar ».
Le cépage « vitis vinifera »
fut d’ailleurs apporté pendant les
croisades par l’abbé Gausmar, prieur
de Savigny. La situation des zones du vignobles,
à proximité de plusieurs voies navigables,
contribuèrent à favoriser l’écoulement
de la production.
Le vignoble des Coteaux du Lyonnais connaît
ensuite des périodes plus modestes jusqu’à
la Révolution, date après laquelle
le pouvoir d’achat du peuple s’était
sensiblement élevé : l’abondance
fut telle à l’époque, que les
Coteaux du Lyonnais deviennent la principale région
viticole du département.
- 1880
Le phylloxera détruit une grande partie du
vignoble français. Grâce à un
système de greffage d’œil de
vigne français sur des plants immunisés
contre le phylloxera, importés des Amériques,
le vignoble des Coteaux du Lyonnais est replanté
en cépage qualitatif Gamay, actuelle souche
de production.
- 1936
Création du Beaujolais sur les terres de
la Bourgogne géographique. A partir de 1938,
une poignée de communes du canton de l’Arbresle
appartenant à l’arrondissement de Lyon
(Sarcey, Saint Germain sur l’Arbresle, Bully,
Nuelles et l’Arbresle) passent dans le Beaujolais.
Ce qui amène Monsieur Nicolas, alors Conseiller
général et Maire de Saint Pierre la
Palud, à faire la distinction entre le Beaujolais
d’une part et le Lyonnais d’autre part.
- 1947/1952
Durant la seconde guerre mondiale, les vins AOC
ont eu l’avantage de pouvoir être commercialisés,
quand les autres vins étaient réquisitionnés
par l’occupant. Ces circonstances ont poussé
les viticulteurs à vouloir obtenir la fameuse
appellation : partant de l’Arbresle,
après 5 ou 6 années de pourparlers,
six cantons (l’Arbresle, Vaugneray, Mornant,
Saint Genis-Laval, Limonest, Saint Symphorien sur
Coise, soit au total 59 communes) reçoivent
l’appellation VDQS (vin de qualité
supérieure). Ce précieux label, valable
seulement 3 mois est remis en question chez chaque
vigneron et à chaque cuvée.
Les vins portent la marque « Fédération
des syndicats des vins du Lyonnais ».
Les viticulteurs regrettent cependant que le mot
« Coteaux », plus porteur
et plus représentatif ne figure pas dans
l’appellation : grâce à
Edgar Pisani, ministre de l’Agriculture à
l’époque, en visite à la cave
de Saint-Bel, ils obtiendront finalement satisfaction.
Un nouveau décret donne alors naissance à
l’appellation Coteaux du Lyonnais.
- 1956
Dans le but d’aider les vignerons, est créée,
sous l’implusion de Gustave Levrat, conseiller
général du canton, la cave coopérative
de Sain Bel.
- 1960/1972
Malgré le succès rencontré
par ses premières initiatives, malheureusement,
dans les années 1960, le vignoble se dégrade
et la production diminue de moitié pour se
réduire à 7000 hectolitres.
- 1984 :
Après 12 ans de démarches, obtention
de l’AOC le 9 mai 1984 sous la signature de
Louis Mermaz, Ministre de l’Agriculture.
A cette occasion, à l’image des autres
AOC renommées, sous l’impulsion de
la Jeune Chambre Economique de l’Arbresle
et avec le concours financier du Crédit Agricole
du Rhône, les Coteaux du Lyonnais créent
leur Confrérie.
- 1996
Signature du premier PIDA (programme intégré
de développement agricole) avec la Région.
- 2004
L’appellation fête ses vingt ans d’existence
Signature du second PIDA
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